Audrey Hernandez

La femme HPI amoureuse

On entend souvent que la femme HPI, de par sa sensibilité accrue, sa forte empathie, est souvent malheureuse dans ses relations amoureuses et est même souvent en proie à des relations toxiques. Pourtant, toutes ces caractéristiques seraient plutôt propices à l’épanouissement d’histoires d’amour. Alors, finalement, est-ce plutôt un mythe ou une réalité ? La femme HPI et l’amour sont-ils réellement une équation complexe ?

Au sommaire : 

  • Les mythes autour de la femme HPI et de l’amour
  • Les obstacles de la douance dans le domaine amoureux 
  • L’intensité émotionnelle
  • La place de l’intuition
  • Une tendance à la sapiosexualité ?
  • Rencontrer quelqu’un à l’ère des applis
  • La fusion dans le couple
  • L’importance de la connaissance de soi dans les relations amoureuses

Les mythes autour de la femme HPI et de l’amour

Se sentir inadapté à l’amour. C’est un sentiment que l’on retrouve souvent chez la femme HPI. Elle serait trop exigeante émotionnellement. D’autres clichés suggèrent que sa quête constante de savoir et d’excellence la rendrait froide ou distante sur le plan émotionnel.

Lorsque l’on décide d’aller creuser son fonctionnement, c’est souvent le début d’un grand bouleversement intérieur et extérieur. Ce voyage, parce qu’il nous met face à nos blessures, échecs et blocages, apporte une nouvelle lecture à notre histoire.

Finalement, une HPI dite exigeante est souvent une femme qui a compris son mode de fonctionnement. Comprendre ses nuances a forcément pour conséquence de reconnaître ce qui va nous stimuler et nous apaiser. Dans ce contexte, la principale difficulté serait de trouver un partenaire qui comprenne sa surexcitabilité et son hypersensibilité.

Les obstacles de la douance dans le domaine amoureux 

Cadenas d'amour accrochés à un grillage, dont un cœur rouge

Le besoin de connexion profonde est présent chez de nombreuses femmes HPI.Cela peut parfois être mal compris, car elles peuvent être perçues comme étant « trop ». 

Le défi consiste ici à apprendre à articuler ses besoins de manière à favoriser une compréhension mutuelle. Cela peut passer par le fait de communiquer ses attentes émotionnelles de manière claire et ouverte avec son partenaire, afin de créer un espace où la relation pourrait s’épanouir.

Il en est de même pour les attentes que l’on pose dans une relation ou encore dans le besoin d’équilibre entre indépendance et fusion. Si cette liste est non exhaustive, elle montre toutefois que le principal obstacle à l’amour n’est pas la douance, mais bien le manque de connaissance de soi et les difficultés à communiquer ses besoins.

L’intensité émotionnelle

Tout comme l’amitié, l’amour n’est pas une chose prise à la légère chez la zèbresse. Derrière cette tendance s’ajoute l’impact de fortes valeurs ou encore d’émotions exacerbées.

De manière générale, le partage pour la femme HPI rime toujours avec profondeur, intensité et générosité. La demi-mesure n’existe pas ici. Qualité ou défaut ? Restons sur les bienfaits de cette caractéristique, sans nier qu’elle peut assurément jouer des tours. Une femme HPI se connecte à l’autre, émotionnellement, intellectuellement et physiquement. Il est évident que cet environnement est incompatible avec la superficialité.

La place de l’intuition

Mains jointes à contre-jour devant le soleil

L’intuition n’est pas réservée qu’à la femme HPI, non bien sûr ! Elle est en revanche prédominante dans la vie de la zèbresse. Un peu comme une boussole, elle va la diriger vers le type de relation qu’elle souhaite vivre à un instant T. Savoir, sentir comment une relation va évoluer est une des capacités de la femme qui a apprivoisé son fonctionnement HPI.

« Je sais que je vais droit dans le mur, mais j’ai besoin d’aller voir », « Je sais que c’est lui », bien souvent ces intuitions ne sont pas partagées par l’autre au départ. Certainement en lien avec sa forte empathie, son hyper lucidité lui permet de capter les énergies des gens qui l’entourent. Elle va cerner avec une facilité déconcertante les intentions et les émotions des autres. C’est de cette manière qu’elle choisit ses relations et qu’elle se dirige vers des partenaires qui vont principalement la stimuler intellectuellement.

Une tendance à la sapiosexualité ?

Puisqu’elle est allergique à la superficialité, la femme HPI est « paramétrée » pour être dans une quête absolue de sens. La relation pour la relation est donc un non-sens ici. La solitude est un état bien plus qu’envisagé (voire recherché pour certaines zèbresses) qu’une relation vide de sens. Elle va donc être plus attirée par l’intelligence et le charisme de l’autre.

Cette tendance porte un nom : la sapiosexualité. Ici, l’intelligence est le facteur principal qui détermine l’attirance sexuelle. Cette attirance va généralement au-delà des critères physiques ou même de genre. Encore une fois, les rayures de la femme HPI sont toutes différentes ! Certaines vont être attirées par l’intelligence, et ce, indépendamment du critère physique, là où d’autres vont combiner les deux. Une chose est sûre, la femme HPI accorde une importance fondamentale à l’esprit de l’autre. Puis, une fois en couple, d’autres enjeux font leur apparition.

Rencontrer quelqu’un à l’ère des applis

Applications et sites de rencontre ont changé la manière de se rencontrer, y compris pour les femmes HPI. Côté avantages : la possibilité de choisir ses partenaires selon ses centres d’intérêt et ses valeurs, et d’échanger par écrit avant de se voir, sans la pression d’un premier rendez-vous en face-à-face, souvent stressant.

Côté inconvénients : la surabondance de choix peut mener à une paralysie décisionnelle et à des attentes irréalistes, les échanges en ligne manquent souvent de nuances et de profondeur émotionnelle, et gérer plusieurs conversations à la fois devient vite épuisant. Quant aux algorithmes, ils ne savent pas mesurer la chimie d’une rencontre. Et si tu te demandes si les surdoués s’attirent entre eux, j’en parle dans un autre article.

La fusion dans le couple

La peur de perdre le contrôle, de se perdre dans l’autre, une thématique bien connue de la femme HPI. Elle peut donc parfois voir l’Amour comme une menace de son équilibre psycho-émotionnel. Parce que oui, la femme HPI serait une parfaite championne de l’amour fusionnel ! Elle s’engage de manière absolue et son investissement est sans faille, parfois au détriment de son propre bien-être.

Cette fusion vient également se confronter à son besoin profond de liberté et c’est sûrement là l’une des raisons des échecs amoureux chez les zèbres. Trouver cet équilibre entre fusion et indépendance, le tout sans déstabiliser émotionnellement l’autre est un point crucial. La femme HPI a besoin de solitude, de retour à soi et de calme. C’est lorsqu’elle est en mesure de s’octroyer ces moments qu’elle est alors capable d’apaiser son hyperactivité cérébrale.

L’importance de la connaissance de soi dans les relations amoureuses

La connaissance de soi est un pilier essentiel. Il l’est encore plus dans le domaine amoureux. Comprendre ses propres pensées, émotions et besoins permet de naviguer avec clarté et authenticité dans le paysage complexe des relations. Parce que oui, les relations humaines sont complexes et c’est une caractéristique qui fait rarement peur à la femme HPI, au contraire. Elle est parfaitement équipée pour ça ! 

La connaissance de soi facilite cette synchronisation avec l’autre. Elle permet de mettre le doigt sur certains sentiments, comme la frustration, l’impatience, le besoin d’espace. 

La connaissance de soi permet aussi d’augmenter notre amour-propre et ce point est déterminant lorsque l’on ressent un sentiment de décalage depuis toujours. Finalement, l’objectif de la vie ne devrait pas être dans une quête de la perfection, mais plutôt celle de l’amélioration de notre amour-propre. Ce qui définit notre valeur ne se trouve pas dans notre apparence, nos actions, ou les personnes que nous attirons.

Livre ouvert dont les pages forment un cœur, à côté d'une tasse

Ce travail introspectif pour apprendre à s’aimer pleinement inclut à la fois nos traits positifs et négatifs, indépendamment de ce que nous renvoie l’extérieur de nous-même. Il n’y a pas de secret : cultiver l’amour de soi commence par une connaissance approfondie de soi. Cela implique soit de prendre le temps de s’asseoir, de clarifier ce qui est important pour soi, que ce soit ses valeurs, ses croyances ou ses priorités, soit de se faire accompagner dans ce parcours. Contactez-moi pour en savoir plus.

Et si tu as besoin d’enfin être accompagnée à ta juste hauteur, découvre mon coaching pour femme HPI.

Sources :
https://cerhes.org/hauts-potentiels-adultes-amour-et-sexualite/
https://www.la-clinique-e-sante.com/blog/hauts-potentiels/adulte-amour
Monique de Kermadec, Le Surdoué et l’amour aux éditions Albin Michel
https://www.noovomoi.ca/vivre/sexualite/sapiosexualite-cest-quoi.html

Audrey Hernandez, coache pour femmes HPI

L’autrice

Je suis Audrey Hernandez, coache professionnelle certifiée RNCP (niveau Master 1), spécialisée dans l’accompagnement des femmes HPI, THPI et TSA. Formée à la détection du haut potentiel par Elodie Crépel et à l’hypersensibilité, je suis aussi praticienne en bilan de compétences au sein de mon centre de formation certifié Qualiopi.

Mon parcours · Mon accompagnement

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